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 Explains all the lying - Andrea Collodi

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MessageSujet: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 16:18


Andrea Collodi

"Would it be possible to find a more ungrateful boy, or one with less heart than I have!"


Informations

• Nom : Collodi
• Prénom(s) : Andrea  
• Age : 15 ans
• Conte : Pinocchio
• Rang : Andrea descend d'une famille bien trop simple pour daigner prétendre à un rang autre que celui d'étudiant.
• Capacités : Rien d'extraordinaire si ce n'est qu'il communique avec un grillon qui se présente sous la forme de sa Conscience (loin d'être naif, il sait que c'était également celle de son père il y a longtemps). Il est aussi doté d'un certain don dans la manipulation, étant bon menteur. Sa petite taille, sa carrure chétive et son visage aux traits encore très enfantin l'ont toujours aidé à obtenir ce qu'il veut en quelques larmes.
• Situation matrimoniale : Andrea est marié à sa trousse de médicaments en tout genre, amoureux de son inhalateur et dans une relation passionnée (et dangereuse) avec son vélo.
• Orientation sexuelle : Il a atteint l'âge où l'on cherche à se connaître un peu mieux (si ce n'est déjà fait) mais également à connaître un peu mieux la jolie voisine de classe, dont la bretelle du soutient-gorge tombant de son épaule et son short un peu trop court empêchent les garçons de se concentrer. Mais il est un peu retardé de ce côté-ci, refoulant ses désirs sexuels et n'étant pas particulièrement pressé de s'occuper de ce problème là.
Sans compter que la liste des maladies sexuellement transmissibles lui a suffit à ne pas vouloir s'approcher de trop prêt d'un quelconque organe sexuel autre que le sien pour l'instant.
• Un petit secret que personne ne connait ? : Jiminy connaît malheureusement tout ses secrets parce qu'il est toujours sur son dos. Il sait qu'il a piqué un paquet de clopes presque terminé il y a quelques semaines, qu'il les a fumé tout seul dans la forêt, adossé contre les racines d'un arbre. Plus récemment il s'est surpris à suivre un groupe de garçons parti épier le vestiaires des filles. C'était purement scientifique, afin de vérifier si leurs poils de chattes étaient bien de la même couleur que leur cheveux. Malheureusement les filles ne se mettent pas à poil dans les vestiaires. Il les ont quand même vu en sous-vêtements avant de se faire choper par un délégué d'année supérieur. C'était déjà bien chouette.
• Feat :  Jack Dylan Grazer

Anecdotes

Le seul animal avec qui Andrea peut discuter est un petit grillon laid comme tout. Dans un autre cadre que le royaume d'Albion il passerait pour un fou à discuter seul à voix haute mais ici il épouse bien le paysage. ● Loin d'être bon en classe, Andrea passe beaucoup trop de temps à s'inquiéter de son état de santé pour pouvoir se consacrer entièrement à ses études. Il trouve ça également particulièrement fatiguant et injuste de devoir rester les fesses vissées sur une chaise quand la possibilité d'aller jouer dehors s'offre à lui. Pour l'instant il a seulement séché une fois. ●  Le seul moment ou il s'autorise à regarder la télévision est le matin pendant qu'il mange une compote de pomme, se replongeant avec nostalgie quelques années auparavant. Mais quand la télé est allumée et que c'est un programme qu'il aime bien, il ne se gêne pas pour traîner la patte devant. C'est quand même bien plus compliqué qu'initialement prévu de résister à l'appel du petit écran télévisé. ●  Andrea souffre de milles et une maladies imaginaires et a un traitement pour chacune d'elle. Il ne se sépare jamais de sa trousse de médicaments ni de sa ventoline, pour venir à bout de ses nombreuses crises d'asthme. ● Ce qui risque de venir à bout de ce gosse ce ne sont pas ses maladies inventées mais le vélo qu'il utilise pour se déplacer, bien trop grand pour lui. Un des freins est cassé, la selle a été réparée par ses soins avec un manche à balais et il déraille plus régulièrement que Cendrillon ne pousse la chansonnette. Ca ne l'empêche pas de prendre à toute vitesse les descentes les plus dangereuses de la ville, malgré une circulation régulière des voitures. ● L'histoire de Pinocchio qu'Andrea connait a été retravaillée par les soins du personnage principal, celui-ci ne souhaitant pas que son fils se mette en tête d'engager un même voyage initiatique. Il n'a jamais mis en doute la parole de son père, bien que l'idée lui ait effleuré l'esprit. Andrea préfère croire sa famille plutôt que d'illustres inconnus ● Andrea s'est forgé une petite groupe d'amis au fil des ans. C'est une toute petite cours des miracles qui accepte les gamins trop casse-pied (ma maman dit que je suis spécial) qui se font malmener par les autres. Contre toute attente un membre de la royauté est venu grossir les rangs. Il na pas pour autant un meilleur traitement que les autres. Ses parents voient d'un très mauvais oeil ses fréquentations jugées trop dangereuses, ils ont bien tenté de les éloigner un peu mais sans grand succès. ● Pendant longtemps Andrea a été un piètre menteur. Il avait prit l'habitude de se couvrir le visage pendant qu'il racontait ses histoires, persuadé que son nez allait se mettre à grandir. En réalisant qu'un enfant de chair et d'os ne peut pas voir son nez s'allonger à cause d'un mensonge, il devint meilleur dans ce domaine. ● C'est un excellent coureur, capable d'aller très vite et sur des distances impressionnantes quand on sait qu'il n'a pas vraiment été capable de faire du sport pendant une grande partie de sa vie. Il lui manque de l'entraînement pour peaufiner tout ça, entraînement que ses parents interdisent formellement. Il est bien entendu dispenser de cours de sport. Des efforts trop physiques pourraient être dangereux pour sa santé. ●



Caractères
Andrea est un gentil garçon comme on en trouve par centaine. Il n'a pas été beaucoup influencé par l'arrivé de la technologie (son village comme sa famille n'y étant pas particulièrement attiré) et passe le plus clair de son temps à jouer dehors plutôt que sur un ordinateur. De toute façon c'est très simple, les écrans ça bousille les yeux et ça fait griller la cervelle. En plus les téléphones c'est cancérigène. Il est bien mieux à gambader dans la forêt en évitant du mieux qu'il peut les plantes urticaires et tout ce qui pourrait s'avérer dangereux. Andrea a apprit très jeune à se méfier de tout et n'importe quoi, dorloté et protégé par un père devenu trop étouffant après la mort de son frère aîné. Il n'a jamais cherché à combler le vide laissé par son frère (qu'il n'a pas réellement eut le temps de connaître par son jeune âge lors de sa disparition) en se liant d'amitié avec des enfants de son âge. Son caractère en fait un très mauvais camarade de jeu.

Son petit gabarit ne fait que renforcé cette impression de faiblesse et de fragilité qu'il dégage malgré lui. Andrea est persuadé d'avoir une ostésogène imparfaite et qu'une simple mauvaise chute suffirait à lui briser tout les os en mille morceaux. Convaincu d'avoir un asthme sévère, des attaques se déclenchent dès qu'il s'énerve un peu trop, panique ou s'excite. Il passe son temps à s'inquiéter de tout, avoir peur de tout, ingurgiter le plus de médicaments possible en un temps record.
Son père a toujours réprimé les sentiments et émotions d'Andrea résultant en sa peur du monde qui l'entour, de la maladie, la sexualité et de chercher à se connaître en tant qu'individu. C'est un malade imaginaire encouragé dans cette idée par ses parents.

Andrea est agaçant parce qu'il a toujours réponse à tout, parce que si on ne l'écoute pas il s'énerve en un claquement de doigt. Il n'a pas sa langue dans sa poche et c'est bien ce qui lui attire des ennuis le plus souvent (ça et quand il réalise trop tard que son inhalateur est vide et qu'il n'a pas de cartouche sur lui). Parce qu'il fait plus jeune que son âge il essaye d'avoir l'air plus intelligent. Ça fonctionne rarement. Il se montre vulgaire pour tenter de passer pour un dur.
Vie Irl
Moi c'est Pi-Ouh, 23 ans. J'ai un bras cassé donc permettez moi d'utiliser ça comme excuse pour une quelconque lenteur dans la rédaction de ma fiche.

Jack GrazerAndrea Collodi
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<pris>Jack Grazer</pris> ➤ <i>Andrea Collodi</i>

Andrea Collodi Fils de Pinocchio
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<pris>➤</pris> <i>Andrea Collodi </i>Fils de Pinocchio




Dernière édition par Andrea Collodi le Mar 26 Sep - 1:12, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 16:19


Il était une fois ...

"FEAR stands for fuck everything and run"




Son regard glissa sur la montre qu'il avait au poignet, montre avec affichage digitale puisque il était bien incapable de lire l'heure sur l'horloge ronde accrochée au mur qui lui faisait face. Le tic tac régulier des secondes sonnait comme le rappel inévitable de sa mort proche, comme le détonateur d'une bombe qui n'allait pas tarder à exploser, comme le médecin qui ne viendrait jamais. Andrea fixait la porte a double battants d'un regard ou se lisait l'inquiétude et l'horreur, sursautant à chaque fois qu'elle s'ouvrait. Il leva les yeux vers sa mère qui était aussi tendue que lui, occupée à se ronger les ongles de la main. Des ongles qu'elle n'avait de toute façon plus. Elle s'appliquait à décortiquer les petites peaux autour en renâclant. Le petit garçon baissa les yeux sur ses chaussures. C'était ses vieilles baskets trouées. Son père avait jeté ses préférées quelques heures plus tôt, les jugeant irrécupérables.

Dans la petite salle d'accueille il entendait des éclats de voix. C'était son père qui pour la deuxième fois en ce début de semaine se disputait avec une infirmière. C'était la même chanson comme à chaque fois qu'ils faisaient le déplacement jusqu'ici. C'est n'importe quoi de devoir attendre aussi longtemps aux Urgences. Ça porte bien son nom parce que c'est urgent, non? Ou sont vos médecins? Bla-bla-bla et souvent à cause de la nervosité, de l'angoisse de mourir d'une maladie foudroyante (il était beaucoup trop jeune pour ça) il arrivait à Andrea d'éclater en sanglots au beau milieu de la salle d'attente.
Cette fois il n'avait pas pleuré. Juste un peu quand sa mère l'avait grondée quand elle l'avait vu revenir de l'école trempé jusqu'au caleçon. Mais dès les premiers reniflements elle l'avait enlacé en lui promettant sucreries et gâteaux s'il séchait ses grosses larmes de crocodiles. Elle ne supportait pas de voir son bébé pleurer. Mais Andrea était repartit de plus belle en voyant son visage rongé par l'inquiétude et la colère peu après qu'il lui ait expliqué qu'il était tombé dans l'eau de l'étang derrière le bâtiment des Grands à l'école, en voulant attraper des têtards. La liste de toutes les saloperies possible de choper dans un étang faites par sa mère n'avait pas aider à calmer son angoisse. Très vite les suffoquements s'étaient transformés en sifflement, ses mains se fermaient et s'ouvraient dans le vide alors qu'il cherchait de l'air qu'il n'arrivait pas à trouver.

Andrea sortit de sa poche son inhalateur. Pshit. L'air lui venait déjà plus facilement. Il le garda sur se genoux, les jambes brassant toujours l'air dans un rythme qui trahissait sa nervosité. Ses pieds ne touchaient pas par terre. Il y avait bien une chaise plus petite et colorée qui lui faisait de l’œil, mais il refusait de céder. Il était hors de question qu'il aille s'installer sur une chaise de bébé. Si jamais un camarade de classe venait à débouler dans la salle d'attente, s'en était terminé de sa réputation déjà au plus bas. En même temps les pleurnicheurs n'étaient pas très appréciés et Andrea était un sacré pleurnicheur. Et le chouchou de la maîtresse parce qu'il était le plus petit et le plus mignon de la classe (bon, Simona lui faisait de la concurrence, elle était bien plus serviable que lui). C'était un beau cumul de raisons pour lesquels on ne voulait pas partager des crayons de couleurs avec lui.
Encore un coup d'oeil à sa montre. Le temps passait lentement. Andrea avait en horreur les Urgences. Parce qu'on s'y ennuyait, parce que ça voulait dire pleins de piqûres et parce qu'on se retrouvait bloqué plusieurs heures dans la même pièce que d'autres malades. Il était le seul que ça semblait choquer. La dernière fois il avait croisé une petite fille qui s'était ouvert le crâne, il avait été à deux doigts de rendre son quatre heure en la voyant débarquer. Le pansement sur sa plaie ne tenait que par un morceau de sparadrap séché et pendait mollement, ses cheveux se prenant dedans. Il avait hésité entre se cacher de cette vision d'horreur dans les jambes de son père ou de remettre correctement le coton imbibé de sang. La première option avait été la plus sage.

Son visage glissa sur la table des magazines pour enfants, seule source d'amusement à présent. Les jouets leurs avaient été retirés parce que c'était beaucoup beaucoup trop bruyants et qu'en plus ils disparaissaient au fil des jours. Il se trémoussa d'une fesse à l'autre pour se rapprocher ostensiblement de la table et récupérer une des bandes dessinées. Sa mère lui arracha le livre des mains pour donner un coup de lingette désinfectante dessus avant de le lui rendre. Pendant qu'il se plongeait dans les aventures les héros d'antan, l'infirmière répondait à son père que s'ils continuaient à venir aussi régulièrement, l'hôpital allait leur réclamer un loyer.
***

En voyant l'état de ses jambes sa respiration se fit plus difficile, prendre une bouffée d'air devenait une lutte, la tête lui tournait. Plié en deux, les poings sur les genoux, il crachotait en essayant de reprendre son souffle sans y parvenir. Il devait avoir l'air fin, le visage rouge vif, les cheveux collés aux tempes et baignant dans sa propre sueur à s'étouffer tout seul. Andrea lâcha le paquet de cigarettes qui tomba en silence sur les feuilles mortes et récupéra son inhalateur pour ingurgité une bouffée d'air artificiel. Très vite il fut capable de respirer de nouveau correctement. Il ferma les yeux pour reprendre son calme, s'éclaircir les idées, apaiser son angoisse. Tout allait bien. Ce n'était rien de grave. Il s'accroupit dans l'herbe pour évaluer l'étendu des dégâts.
Ses jambes étaient recouvertes d’égratignures provoquées par des ronces et des enflements causés par des orties. Le sang qui zébrait ses jambes avait finalement séché et par réflexe Andrea tenta d'en gratter un peu. A part se saloper encore plus les jambes et se coincer de l'hémoglobine sous les ongles ça n'eut aucun résultat extraordinaire. Il avait les pattes toutes engourdies et les plaies qu'il avait aux genoux lui soulevaient le coeur. Une croûte commençait à se former. Il souffla un peu avant de récupérer son paquet de cigarettes et l'écraser au fond de sa poche contre sa ventoline. Ce n'était pas de penser à toutes les maladies qu'il pourrait attraper qui avait causé sa crise, ni la course qu'il venait de faire. C'était de penser à ses parents. S'il rentrait dans cette état ils ne le laisserait plus jamais sortir.

Andrea qui marchait déjà à une allure rapide accéléra le pas, se dandinant difficilement de sa démarche mal assurée. Il lançait des petits regards autour de lui, priant pour ne pas croiser un voisin ou une amie de ses parents qui iraient cafter l'état dans lequel ils avaient vu le gamin Collodi. Ou pire. De retrouver Jiminy. Le grillon n'avait pas exactement le même gabarit. C'était plus compliqué de le remarquer. En général il venait se poser sur le sac à dos d'Andrea quand ce n'était pas sur son épaule pour venir lui parler dans le creux de l'oreille. Andrea avait les insectes en horreur. Il devait prendre sur lui pour ne pas se mettre à hurler à chaque apparition du grillon et ne pas l'écraser sous ses chaussures.
Il cru sentir un chatouillement dans le cou, avec une grimace et un frisson il épousseta son épaule rapidement. Pas de grillon ici. En même temps Jiminy était du genre bavard et aurait certainement finit par faire remarquer sa présence pour rouspéter contre l'attitude cruelle et idiote qu'il avait eut plus tôt. Andrea devait admettre qu'il ne s'était pas montré très tendre avec sa pauvre conscience. Il s'était violemment débarrassé de l'insecte, l'envoyant valdinguer sans aucun remord, juste avant de singer une crise d'asthme au beau milieu de la rue, devant la terrasse d'un bar ou quelques badauds prenaient le soleil. Une crise d'asthme très exagérée, il avait ajouté des spasmes et des convulsions pour rendre ça un peu plus impressionnant. Personne ne l'avait vu repartir avec le paquet de cigarette à moitié vide qu'il avait fait tomber au sol en donnant un coup de pied dans une des tables.

Après avoir escaladé la palissade qui entourait la modeste maison de l'ancienne marionnette de bois et sa famille, c'est tout timidement qu'Andrea tenta d'ouvrir la porte d'entrée. En réalisant qu'elle était verrouillée un poids énorme se souleva de sa poitrine et il put respirer plus facilement sans avoir eut besoin de son inhalateur. Personne n'était à la maison. Sa mère devait sûrement être en ville (à la pharmacie, sa boutique préférée) et son père à l'atelier. Il récupéra les clefs sous le pot de fleurs sur le rebord de la fenêtre et se glissa à l'intérieur. Andrea n'avait pas l'autorisation de jouer avec les allumettes malgré ses onze ans-presque-douze. Ça ne l'empêchait pas de savoir exactement ou elles se trouvaient: dans un des tiroirs de la cuisine qui lui était parfaitement accessible. Il émit silencieusement des excuses les plus sincères pour ses parents trop confiants. Les allumettes trouvèrent aussi leur place dans sa poche libre (si ce n'était quelques mouchoirs). Ce qui lui était par contre parfaitement accessible, ou il était cordialement invité à se servir, c'était le petit coin pharmaceutique qui se trouvait dans l'entrée de la maison. Ce qui se trouvait à l'intérieur aurait pu servir à soigner une petite ville entière. Parfois Andrea avait la nette impression qu'il s'empoisonnait plus qu'il ne se soignait à engloutir tout ces médicaments. Mais jamais il n'aurait osé faire la moindre remarque à ses parents. C'était un coup à faire resurgir du passé un sujet tabou à la maison. Son frère aîné bien plus jeune que lui, condamné à avoir cinq ans toute sa vie, était le meilleur moyen pour faire culpabiliser Andrea, pour l'empêcher de protester ou se permettre la moindre réflexion. Regarde ce qui est arrivé à ton frère.
Il attrapa de quoi panser ses plaies. Il allait devoir trouver un mensonge assez convaincant pour ne pas se faire traîner aux Urgences sous prétexte qu'il avait probablement attrapé la rage, la poliomyélite ou la tuberculose. Andréa n'avait pas du tout envie d'y gaspiller toute sa soirée ni de refaire des radiographies (son père en avait déjà une belle collection). Il avait lu que c'était très cancérigène.
Autre chose qu'il avait lu (à moins qu'il ne l'ai entendu dire par des camarades en classe) c'est que le vinaigre était un excellent désinfectant pour les petites plaies de ce genre. Sans réfléchir il était allé s'installer dans le petit jardin qui entourait la maison. Une petite voix lui chuchota dans l'oreille que c'était une idée stupide. Au moment ou il s'arrosait copieusement les plaies de vinaigre balsamique. Après quelques secondes à retenir son souffle, il se leva brusquement pour partir en hurlant, passant dans le trou du grillage au fond du jardin, soigneusement dissimulé par un épais buisson.

Il était incapable de rester immobile, c'était encore plus douloureux que de courir en rond. Ses jambes étaient en feu, une douleur diffuse et vive à la fois. Chaque plaies lui envoyaient des décharges électriques et pleurer ne l'aidait pas à aller mieux. Après quelques minutes à courir partout il s'arrêta brutalement et se prosterna sur le sol laissant échapper un long grognement guttural de douleur, d'épuisement, de lassitude, le visage caché entre ses bras. Il se tut finalement, à bout de souffle mais toujours capable de respirer. Pendant plusieurs longues minutes il ne s'inquiéta pas de savoir si les plantes dans lesquelles il venait d'enfouir sa tête étaient toxiques ou non. Il resta concentré dans la douleur dans ses jambes, sur sa propre stupidité. La petite voix se fit entendre de nouveau. Je t'avais bien dit de ne pas le faire. Comme d'habitude on ne m'écoute jamais. Ce fut le petit retournement de couteau dans la plaie qui suffit à Andrea pour qu'il refasse signe de vie, la goutte d'eau qui fit déborder un vase trop rempli. Il se leva d'un bond, secoua énergiquement son t-shirt en se trémoussant avec une rage qui était des plus drôles venant d'un enfant de son gabarit, pour n'importe quel spectateur extérieur à la situation. Tais-toi tais-toi tais-toi tais-toi ! Tais-toi! Ferme ta gueule! Andrea arrêta de s'agiter pour reprendre son souffle avant d'être prit d'une nouvelle crise. Il avait les joues rouges autant à cause de la colère, la douleur mais aussi pour l'émotion provoquée pour avoir prononcé un gros mot comme celui-ci. Si ses parents l'apprenaient... Il préféra ne pas y penser. Laisse-moi tranquille, casse toi à la maison. Pas sur que Jiminy était encore là (il avait de moins en moins de patience au fil des années) mais Andrea avait préféré ne pas rester sur un mot aussi vulgaire, pour faire bonne mesure.
C'est seulement après quelques secondes qu'il alla s’asseoir contre un rocher (faisant bien attention ou il mettait ses fesses) pour s'allumer une cigarette (la première), s'y prenant à plusieurs reprises avant de réussir. Son coeur se déchaînait tellement dans sa poitrine qu'il avait déjà l'impression de devoir maîtriser une crise, sa main tremblait et la nervosité lui faisait oublié ses jambes. Il tira une première fois sur la cigarette et manqua de s'étouffer. Mais aucune crise d'asthme ne s’annonça, il était trop concentré sur autre chose pour penser à ça. Sur ce qui était comme un dangereux flirt avec la mort, sur la monté d'adrénaline qui lui prit le coeur et la gorge. C'était bien la première fois qu'il faisait quelque chose d'aussi dangereux. Il ne savait pas s'il adorait ou détestait ça.


Andrea ne termina pas sa cigarette et ne toucha pas aux deux autres. Il laissa dans la forêt le paquet volé après avoir pansé ses plaies.
***

Le bureau avait été poussé jusqu'à la fenêtre qui offrait une vue à couper le souffle sur les jardins de l'academie. Andrea éprouvait quelques difficultés à rester concentré sur cette dissertation qui avait été demandée aux élèves de premières années dès leur première rencontre avec leur professeur principal. Leur rentrée se faisait quelques jours avant les autres années pour ensuite laissé place à une semaine d'intégration gérée par leurs aînés. La dissertation n'était pas à rendre dans les jours qui suivaient mais Andrea préférait sans débarrasser. C'était un truc bidon pour se présenter, raconter un peu ses vacances, une promesse de longues heures d'ennuie pour le professeur chargé de la correction. Une oeillade sur la lampe éteinte de son bureau lui permit de voir Jiminy qui observait d'un oeil satisfait (quoi que c'était un constat assez difficile à faire chez un grillon) sa feuille blanche, si ce n'était de son nom et prénom. De la lampe son regard glissa de nouveau à la fenêtre. Quelques groupes s'étaient formés sur la pelouse. Des élèves profitaient des derniers jours de l'été en se prélassant dans les jardins. Andrea aurait aimé en faire autant mais l'annonce de l'arrivée d'adolescents venant de l'île des Perdus l'avait refroidit. Il s'était replié dans les dortoirs n'ayant pas du tout envie d'aller faire connaissance avec encore plus de nouveaux élèves. Difficile de mettre le doigt sur ce qui l'angoissait le plus. La ribambelles de nouvelles têtes (et des noms et prénoms qu'il allait devoir retenir s'il ne voulait pas passer pour une petite enflure) auxquelles venaient s'ajouter celle des rejetons de renégats des royaumes ou lesdites progénitures de renégats qui avaient vécut dans un bidonville immonde, ne connaissaient aucune bonne manière et probablement pas de bonne marque de désinfectant. Peut-être en étant assuré que chacun des gamins avaient fait plus ample connaissance avec un kärcher Andrea accepterait de leur serrer la main.
Son visage était déformé en une grimace de peur et de dégoût, lui donnant un air des plus snob. Il s'intéressa de nouveau difficilement à sa copie et prit sa plus belle plume pour commencer sa rédaction.

J'ai quinze ans, mon grand frère est mort de la mucovissidose et depuis mes parent sont complétement zinzin. Andrea ratura zinzin pour écrire taré. Il s'appliquait, écrivant bien sur les lignes, formant de belles boucles. Comme pour prouver sa concentration, un bout de sa langue sortait timidement entre ses lèvres, ses sourcils était froncés et semblait juger sa feuille. Je détéste cette endroit parce qu'il n'y a que des princesse et des prince avec un balais dans le c coincés. Andrea suçota le bout de son stylo plume, admirant son travail. Il préférait rester flou par rapport à son frère. Les seuls souvenirs de lui qu'il avait, Andrea se les était créés de toutes pièces grâce a de rares photos qu'il avait trouvé dans de vieilles boîtes traînant à la cave. Des photos qu'il avait longuement étudié dans un soucis de curiosité et de punition quand il lui arrivait d'oublier qu'il avait eut un grand frère. Ses parents avaient finit par se rendre compte de son manège et s'étaient débarrassés des boîtes. Andrea se doutait qu'ils les avaient brûlés en même temps que les feuilles mortes du jardin. Il leur en avait voulu d'avoir assassiné une seconde fois son grand frère mais c'était bien gardé de le dire, trop jeune à cette époque pour imaginer tenir tête à qui que ce soit.
Andrea écrasa la plume de son stylo, faisant gicler quelques gouttes d'encre sur sa main, raturant toute la page encore principalement blanche dans un excès d'énervement qui venait de le prendre à la gorge comme l'une de ses crises. Jiminy n'avait même pas eut besoin de faire la moindre réflexion. Andrea avait assez de jugeote pour savoir que s'il traitait ses parents de fous furieux ils ne s'en remettraient jamais. Il allait les tuer de chagrin, leur briser le coeur et lui même allait probablement se faire botter les fesses ou prendre une bonne raclé. C'était injuste de sa part de leurs en vouloir d'être aussi inquiet pour lui. Après tout c'était le rôle de parents. Et ça tenait déjà du miracle qu'ils aient accepté de le laisser partir en internat. Ça tenait du miracle qu'Andrea ait résisté à l'envie de creuser un trou pour s'enterrer de honte devant la scène que lui avait fait sa mère lors des au-revoir. Elle avait éclaté en sanglots au moment ou son fils l'avait enlacé, s'agrippant à lui pour qu'il reste dans ses bras. Les mains dans ses cheveux lui avait fait mal, mais il s'était bien gardé de le dire. Elle lui avait rappelé combien sa santé était fragile, combien c'était dangereux. Elle ne serait plus la pour s'occuper de lui et s'il ne revenait pas? Et s'il oubliait de prendre ses médicaments, s'il oubliait toutes ses recommandations et s'il l'oubliait elle? Andrea avait marmonné des mais non horrifiés, se rendant compte du poids du regard des autres élèves, du poids de la main de son père qui lui broyait l'épaule. Il avait sentit sa respiration devenir plus difficile et les larmes lui monter aux yeux. Il s'était rattrapé, c'était forcé à respirer convenablement à défaut de pouvoir parler clairement. Il savait très bien que si jamais il leur faisait une crise maintenant ses parents le ramèneraient directement à la maison.

Andrea déchira sa copie en morceaux, en fit des boules de papiers qu'il jeta hâtivement dans la poubelle à côté de son bureau. Non, il allait faire une copie de quelques lignes, raconter qu'il s'était entraîner à courir dans la forêt et à faire du vélo dans toutes la ville sans faire une seule crise d'asthme, mis à part la fois ou son père l'avait vu. Ou il avait faillit mourir parce qu'il n'avait pas prit sa ventoline avec lui. Après ça il avait été interdit d'aller plus loin que le jardin pendant deux semaines. Les pires semaines de son mois d'Août.
Le smartphone qui se trouvait dans sa trousse se mit à vibrer, le tirant de ses rêveries (il n'avait pas écrit un mot sur sa nouvelle copie et regardait avec envie les étudiants qui profitait de l'extérieur). Comme promis-juré ses parents venaient aux nouvelles en Face Time. Le portable venait avec la promesse d'appeler tout les jours. Promesse qu'Andrea prenait soin d'oublier régulièrement. C'était bien le seul.
Il passa une main dans ses cheveux pour se repeigner, arrangea un peu son col et se redressa avant de décrocher.


codage by Sybline


Dernière édition par Andrea Collodi le Dim 24 Sep - 15:02, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 16:22

Je sais pas si on va accepter ta lenteur. Un bras cassé n'est pas une excuse na xD

Bienvenue Piouh, par contre, c'est possible qu'il ait 15 ans? Ou alors il est pas encore à l'académie, à toi de voir ^^



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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 16:24

Aucun soucis, je change ça et quelques détails sur la fiche du coup.
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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 16:26

merci beaucoup mon petit poussin



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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 16:31

Bienvenu ^^ et bonne chance pour la suite de ta fiche ^^
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MEMBREAussi rebelle que sa mère !


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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 17:03

Bienvenue parmi nous Smile.
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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 17:05

Merci vous toutes!
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MEMBRELe plus Beau n'est plus Gaston !


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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 17:10

Bienvenuuuue !!! J'adore !! Rien que ton vava j'adore !! J'ai été voir ça hier ! Je suis fan !
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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 17:20

Tant de points d'exclamations... tu vas me faire rougir!
Merci, ehe. Je partage ton enthousiasme et je dois dire que c'est franchement la croix et la bannière pour trouver quoi que ce soit de potable niveau ressources. Vivement la sortie DVD.
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MEMBRELe plus Beau n'est plus Gaston !


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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 17:27

Je suis amplement d'accord !!! Si tu as besoin d'un prof particulier de sport je suis la !! ( en fait je suis mauvais partout ailleurs lol)
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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 17:48

Piouh !!!!! Plein de coeurs pour toi. Et très bon choix de perso. Dès que je suis chez moi je lis tout ça. Bienvenue !!!!
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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Sam 23 Sep - 18:07

Andrea qui prend des cours particuliers de sport ça pourrait être très drôle! J'espère que Beau à une bonne dose de sang froid parce que le pauvre va morfler.

Branniiie!! Je sais pas si je dois être outré ou content que tu me souhaites la bienvenue sans avoir lu ma fiche. Dans le doute je t'envoie aussi des coeurs ♥️
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CO-FONDATRICEPrincesse des Neiges


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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Dim 24 Sep - 11:52

Courage si tu fais cours avec Beau, il va t'apprendre à te regarder dans un miroir xD Beau



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CO-FONDATEURFutur roi


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MessageSujet: Re: Explains all the lying - Andrea Collodi   Dim 24 Sep - 15:33

Andrea tu es trop meugnoooooooon

Bon bah, je pense pouvoir te dire que tu es validé et que tu peux commencer à t'amuser... On va demander à l'infirmière ou l'infirmier de te réserver une place spéciale rien que pour toi ^^ ou t'octroyer ton propre infirmier xD

Bon jeu



 
Vanyel
 
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